2010-07-27
Service Web IRBAB - Message hebdomadaire Sem.10-30 : Message n°20
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Molenstraat 45, |
Institut royal belge pour Programme Vulgarisation Betterave Chicorée, Message 10/20 du 27 juillet 2010 |
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Actuellement, le seuil de traitement pour les maladies foliaires n’est atteint dans aucun champ d’observation de l’IRBAB, ni pour betteraves ni pour chicorées. Nous conseillons donc de ne pas encore réaliser le traitement fongicide.
La meilleure rentabilité est obtenue lorsque le traitement fongicide est réalisé au moment où le seuil de traitement est atteint pour une des maladies à savoir :
- Cercosporiose et/ou Ramulariose : 5 % des feuilles atteintes (soit > 2-3 feuilles avec symptômes sur 50 feuilles prises au hasard)
- Oïdium et Rouille : 15 % des feuilles atteintes (soit > 7-8 feuilles avec symptômes sur 50 feuilles prises au hasard)
Nous vous recommandons vivement de suivre les recommandations de l’IRBAB et d’attendre soit l’avis de traitement, soit la présence réelle des premiers symptômes dans votre champ avant d’effectuer un traitement fongicide. Un traitement réalisé actuellement pourrait amener à devoir traiter une seconde fois avec un fongicide pour protéger au mieux les betteraves récoltées plus tardivement et donc causer une dépense supplémentaire.
Rappelons qu’un traitement préventif réalisé en l’absence de symptômes avec une demi-dose d’un fongicide systémique est parfaitement inutile et correspond à une pure perte financière. Une maladie foliaire en betterave se combat au plus tôt à l’apparition de ses premiers symptômes et au mieux lorsque son seuil de traitement est atteint. De même, lorsque le seuil de traitement est atteint pour l’une ou l’autre maladie, nous vous conseillons d’utiliser un produit agréé, à la dose agréée. Utiliser des doses réduites d’un fongicide systémique peut engendrer de la résistance et réduire son efficacité ou sa persistance d’action.
Pour les arrachages précoces, le choix du fongicide devra être effectué en tenant compte du délai de pulvérisation avant récolte. La liste des fongicides, agréés en betterave et/ou en chicorée, est disponible sur le site Internet de l’IRBAB, avec leur dose d’utilisation et leur délai respectif d’application avant récolte (cliquez ICI).
En cas de doute sur le premier traitement ou sur l’identification des maladies préjudiciables, prenez contact avec votre agronome ou avec l'IRBAB.
Betteraves grêlées : les betteraves qui ont subi des dégâts foliaires lors de la tempête du 14 juillet ne doivent certainement pas être traitées préventivement avec un fongicide. Dans ce cas également, il est toujours recommandé d’attendre l’avis de traitement et de laisser le feuillage se rétablir par une nouvelle repousse foliaire.
Des champs présentent parfois des taches de brulures ou des zones desséchées sur les anciennes feuilles. Ces brulures ont été causées par le soleil, combiné à la sécheresse et aux périodes de fortes chaleurs du début juillet. Ces taches peuvent être confondues à tort avec de la ramulariose.
De nombreux champs présentent également des jaunissements estivaux attribués à des défauts de structure, de mauvaise préparation au semis, de compaction locale du sol ou à une carence en magnésium attribuée à une présence soupçonnée de nématodes. Ces symptômes ne doivent être en aucun cas confondus avec ceux de maladies foliaires cryptogamiques (cercosporiose,…)
Le suivi et l’évolution des maladies peut être visualisé directement sur une illustration cartographique régulièrement mise à jour et accessible sur le site Internet de l’IRBAB (Cliquez ICI). Un tableau des sensibilités variétales aux principales maladies foliaires (oïdium et cercosporiose) (cliquez ICI) est accessible au même emplacement. Il complète l’interprétation à donner aux observations qui seront notifiées pour chaque champ d’observation.
Une présence très limitée de chenilles peut encore être observée dans quelques champs. Celles-ci ont généralement atteint leur dernier stade de développement et sont au stade chrysalide.
On peut observer localement des nouveaux vols de papillons issus de cette première génération. Cette deuxième génération de papillons est moins dommageable que la première. Ces papillons sont migrateurs et retournent déjà vers le Sud. Il est réellement exceptionnel de devoir intervenir encore à cette période (fin juillet - début août) et encore moins contre les nouvelles générations de papillons.
Rappelons qu’un traitement insecticide n’a strictement aucun effet sur les œufs, les chrysalides et les adultes des papillons. Ne vous laisser pas abuser par l’intérêt d’un traitement contre ce parasite dont les dégâts sont rarement économiquement mesurables. Il est regrettable à ce propos d’entendre que certains betteraviers ont été abusés par des conseils de traitement inutile, voire d’utiliser des doses 10 x plus coûteuses que la dose agréée (le Karate est agréé à 0,075 l/ha, soit 75 ml/ha ou 75 cc/ha contre les chenilles ! Lisez toujours la notice d’utilisation d’un produit avant de traiter !).
Par ailleurs, il est tout à fait injustifié d’associer un traitement insecticide au traitement fongicide, lorsque ce dernier sera nécessaire.
Comme communiqué dans notre message du 06 juillet (où les doses, les conditions d’utilisation et les seuils ont été clairement mentionnés, cliquez ICI), un traitement insecticide ne doit pas être envisagé avant le seuil de 3 à 4 jeunes chenilles par plante, ni avant l'attaque d'une plante sur deux, ce qui n’est plus le cas actuellement.
Des cas isolés d’attaques de larves de pégomyies ont été observés cette semaine dans quelques champs situés dans la région de Furnes. Même si ces attaques peuvent paraitre impressionnantes, elles ne justifient en aucun cas d’intervenir à cette période avec un traitement insecticide. Le dégât foliare ne doit pas être confondu avec une attaque de maladie telle que la ramulariose.
Comme annoncé dans « Le Betteravier » de juillet/août 2010, un nouveau module de calcul théorique est mis à disposition du secteur betterave – sucre sur le site de l’IRBAB (cliquer ICI).
Ce module permet d’évaluer, de façon théorique, le nombre de bâches de type « géotextile » nécessaires pour couvrir les tas de betteraves, le moment venu.
Le calcul est effectué sur base de la superficie de la parcelle, du rendement attendu, des dimensions du tas (largeur et hauteur) et des dimensions des bâches utilisées.
Rappelons que la largeur du tas doit être inférieure à celle de l’engin de chargement du tas (avaleuse-nettoyeuse de silo) et non être fonction de l’engin de confection du tas (chargeuse – débardeuse). La largeur optimale d’un tas sera de 7,50 m s’il est repris avec un engin muni d’une table d’avalage de 8 m. Elle sera de 9,00 m si la table d’avalage est de 10 m.
La largeur des bâches utilisées doit être plus grande que la largeur de votre tas, selon un coefficient multiplicateur d’environ 1,3. Pour un tas de 7,50 m, la largeur de bâche sera de 9,80 m (= 7,5 m x ± 1,3). Pour un tas de 9,00 m, la largeur de bâche sera de 11,80 m ou 12,00 m (= 9 m x ± 1,3).
Selon vos données, le module « tas de betterave et nombre théorique de bâches de couverture » établit automatiquement: la longueur du tas en mètre par hectare et la longueur totale du tas, le nombre de tonnes de betteraves au mètre de tas et le nombre de bâches nécessaires selon les dimensions choisies.
Ce module doit encore être validé par des données de champ. Les extrémités du tas (aux deux bouts) ne sont pas prises en compte dans le calcul.
L’intérêt des bâches de couverture de tas de type « géotextile » et la façon de les utiliser correctement ont été détaillés dans « Le Betteravier » de juillet/août 2010 (cliquer ICI).