2010-07-15
Service Web IRBAB - Message hebdomadaire Sem.10-28 : Message n°19
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Molenstraat 45, |
Institut royal belge pour Programme Vulgarisation Betterave Chicorée, Message 10/19 du 15 juillet 2010 |
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Les premiers orages observés à partir du 10 juillet et consécutifs à la période caniculaire observée depuis la dernière décade de juin auront apportés (souvent localement) un peu d’eau. Celle-ci est bien nécessaire suite au déficit hydrique observé en juin (30 mm à Uccle ; norme 67,4 mm) et au cours des mois antérieurs pour certaines régions. Certaines régions en Hainaut n’ont ainsi reçu que 90 à 100 mm depuis le 15 mars. La tempète orageuse de ce mercredi 14.07 a été localement violente, avec une pluviométrie également très variable selon les régions.
Les champs situés dans les sols légers ou avec des taches sablonneuses ont plus fortement souffert de ces fortes chaleurs. Dans ces situations, les feuilles les plus anciennes se sont complètement desséchées. De nombreux champs souffrent ainsi de jaunissements estivaux attribués à des défauts de structure, de mauvaise préparation au semis, de compaction locale du sol ou à une présence soupçonnée de nématodes. Ces symptômes ne doivent être en aucun cas confondus avec ceux de maladies foliaires cryptogamiques (cercosporiose,…).
Aucun symptôme de maladies foliaires n’est actuellement signalé. Un traitement réalisé actuellement serait pure perte d’argent.
Cette année, grâce à de nombreux betteraviers et autres collaborateurs, le suivi des maladies foliaires est effectué dans une quarantaine de champs d’observations, en plus des champs d’expérimentations de l’IRBAB.
Le suivi et l’évolution des maladies peut être visualisé directement sur une illustration cartographique régulièrement mise à jour et accessible sur le site Internet de l’IRBAB (Cliquez ICI). Un tableau des sensibilités variétales aux principales maladies foliaires (oïdium et cercosporiose) (cliquez ICI) est accessible au même emplacement. Il complète l’interprétation à donner aux observations qui seront notifiées pour chaque champ d’observation.
Une présence limitée de chenilles peut encore être observée dans les champs non traités. Celles-ci ont généralement atteint leur dernier stade de développement ou sont au stade chrysalide.
Dans les champs non traités, les conditions d’infestation restent faibles ou évoluent peu. Cette présence sporadique ne nécessite pas de traitement insecticide comme cela a été réalisé dans les régions qui ont été plus infestées au début juillet (Hainaut occidental, Flandre occidentale et orientale, voir message du 06.07.2010, cliquez ICI).
Rappelons qu’un traitement insecticide ne doit pas être envisagé avant le seuil de 3 à 4 jeunes chenilles par plante, ni avant l'attaque d'une plante sur deux.
Les données phytosanitaires provenant du réseau de champs d’observation en betterave, effectuées par l’IRBAB ou transmises par nos observateurs, peuvent être visualisées sur diverses cartes accessibles sur le site Internet de l’IRBAB (cliquez ICI).